Comment bien choisir son stylo plume ?

A l’heure où nous avons pris l’habitude de rédiger courriers, documents et autres missives à l’aide d’un clavier ou d’un écran tactile, on en aurait presque oublié les stylos plumes.


Comment bien choisir son stylo plume ?


A l’heure où nous avons pris l’habitude de rédiger courriers, documents et autres missives à l’aide d’un clavier ou d’un écran tactile, on en aurait presque oublié les stylos plumes. Pourtant, ces instruments fascinent encore bon nombre de collectionneurs. Et leur usage ne se dément pas. Car pour tracer des pleins et des déliés sur une feuille de papier, le stylo plume est toujours aussi agréable, bien plus qu’un stylo-bille, un feutre ou un marqueur. Et écrire à la plume, quand la majorité d’entre nous pianote sur un smartphone, est presque devenu un acte authentique de rébellion. Cet instrument raffiné et élégant, que l’on trouve à tous les prix et dans tous les styles, est également souvent considéré comme un accessoire intemporel, tendance et indispensable, au même titre qu’une montre. Des stylos plumes sont régulièrement proposés aux enchères. Nous vous proposons d’en savoir plus sur cet instrument qui, pour beaucoup d’entre nous, est synonyme d’enfance et de cours d’école.


Les origines du stylo-plume


L’invention du stylo-plume n’est pas datée de façon précise ni attribuée à une personne en particulier. Cet outil d’écriture est plutôt le fruit d’une longue évolution, appuyée par les progrès techniques et l’avènement de nouveaux matériaux comme l’acier. Deux hommes semblent en tout cas à l’origine du stylo plume. Le premier est un ingénieur roumain, Petrache Poenaru, qui le premier brevète à Paris une « plume portable sans fin qui s’alimente elle-même avec de l’encre ». Au même moment, de l’autre côté de l’Atlantique, un agent d’assurances, Lewis Edson Waterman, perfectionne le porte-plume traditionnel en lui ajoutant un conduit et un réservoir. Grâce à cette invention, l’assureur ne risquait plus de perdre un client pour un contrat maculé de taches d’encre. Et le succès est tel que l’entreprise de stylos Waterman voit le jour à New York à la fin du 19e siècle.


Les caractéristiques techniques


Pour bien choisir un stylo plume, il faut en connaître les différents composants. Leur état de conservation et les matériaux de fabrication font en effet partie des critères pour estimer la valeur d’un stylo-plume.


Le corps


Le corps du stylo-plume est la partie que l’on tient en main pour écrire. Il contient également un réservoir ou un emplacement dans lequel peut se glisser une cartouche d’encre liquide. Sa taille est très variable et il est conseillé de la choisir en fonction des dimensions de sa propre main, si tant est que le stylo soit utilisé pour écrire.

Les modèles les plus courants et les plus économiques sont fabriqués en ébonite, sorte de caoutchouc naturel, en résine colorée ou en plastique. Les stylos en métal ou en bois sont également répandus. On trouve alors des exemplaires fabriqués dans des essences de bois ou des métaux précieux comme l’or, plus ou moins travaillés, et qui constituent souvent le haut de gamme des stylos plumes. De véritables œuvres d’art voient ainsi le jour, des bijoux d’écriture ornés de filigranes et de décors finement ciselés. Enfin, la laque, le carbone et d’autres matériaux plus ou moins nobles et onéreux servent à fabriquer corps et capuchon des stylos plumes.


La plume


La plume métallique n’est pas aussi récente que l’on pourrait croire. Dès l’Antiquité, Egyptiens et Romains utilisaient le bronze et le cuivre pour les fabriquer. Les plumes d’oiseau ou d’origine végétale, en roseau par exemple, ont traversé elles aussi les siècles pour être remplacées au début du 19e siècle par des plumes en acier. Souples et résistantes, munies d’une fente et d’un « œil »,  celles-ci permettent une écriture confortable. En France, ce sont les plumes Sergent-Major qui s’imposent dans les écoles. Elles sont alors montées sur un porte-plume et trempées dans un encrier. Renforcées à l’iridium, les plumes métalliques trouvent ensuite leur place sur les stylos à réservoir d’encre.

Les stylos classiques d’écoliers sont munis d’une plume en acier brut, parfois doré. Les modèles haut de gamme sont pour leur part dotés de plumes en or, parfois rhodié, en palladium… et des filigranes ornent encore leur surface.

On trouve différents types de plumes, avec des pointes plus ou moins larges : extra-fines, fines, médiums, bold (larges) ou double-bold (extra-large). A choisir en fonction de son style d’écriture. Le bec peut aussi être biseauté ; ces plumes « italiques » servent généralement à la calligraphie.


Les recharges en encre


Contrairement au stylo-bille, le stylo-plume se recharge en encre. On trouve différents systèmes comme les réservoirs à remplir ou les cartouches à remplacer. Le plus souvent, les stylos plumes utilisent des cartouches universelles, disponibles en deux tailles, courte ou longue. Certaines marques nécessitent des cartouches d'encres particulières, ce qu’il faudra prendre en compte dans votre choix pour être certain de trouver des recharges facilement.


Prix d’un stylo-plume


Le prix d’un stylo-plume est très variable. Entre les modèles industriels et les exemplaires de luxe, la différence de prix peut être importante. Il est le plus souvent fonction de :

-La marque : toutes les marques quasiment proposent des versions haut de gamme de leurs stylos. Les plus connues sont Aurora, Caran d’Ache, Faber-Castell, Lamy, Montblanc, Oberthur, Parker Stylo, Pelikan, Pilot, Waterman, Dupont…

-Les matériaux utilisés : plus les matières sont nobles, plus le stylo sera onéreux

-La date de fabrication et le nombre d’exemplaires : des stylos plumes font partie de série limitée, éditée par exemple en l’honneur d’un grand écrivain, d’une personnalité, d’un homme politique… Ces collections uniques sont aussi parfois le fruit d’un grand designer, d’un joaillier de renom…

-L’état de marche et de conservation

-L’esthétique générale de l’objet

Acheter aux enchères ses fournitures scolaires, voilà une idée originale !