Les oeuvres les plus scandaleuses de l'histoire de l'art

Bidtween vous propose de découvrir 5 œuvres d'art majeures qui ont fait scandale dans le monde de l'art.



Alors que facebook vient de censurer la photo de la Madone de Willendorf, statuette paléolithique de près de 30.000 ans représentant une figure féminine nue et plantureuse, Bidtween vous propose de découvrir 5 œuvres d'art majeures qui ont fait scandale dans le monde de l'art.



L'art : politiquement correct ?


L'art et la polémique : un tandem qui ne touche pas que l'art contemporain. En effet, depuis toujours les artistes, autant en sculpture qu'en peinture, ont testé les limites de l’éthique et du politiquement correct. Blasphématoire, scandaleuse ou inintéressante, les qualificatifs des critiques d'art et de leurs contemporains n'ont pas manqué depuis des siècles face à des œuvres osées. Mais le scandale artistique fait partie intégrante du processus créatif : certaines œuvres jugées choquantes sont aujourd'hui considérées comme des chefs-d'oeuvre...


5 - " Bouquet of Tulips" de Jeff Koons


En cinquième position, citons la polémique la plus récente et encore en cours : les tulipes de Jeff Koons.


Jeff Koons pensait faire une fleur à la France en lui offrant cette gigantesque oeuvre "Bouquet of Tulips" de 33 tonnes, 12 mètres de haut et 8 mètres de large, qui devait être prochainement installée devant le Palais de Tokyo


Or, l'initiative ne plaît pas à tout le monde. Dans une tribune publiée dans Libération,
 des personnalités du monde de la culture, des artistes, des politiques, s'insurgent contre l'arrivée de cette oeuvre. Car en fait, l'artiste contemporain ne fait don que de son idée. Il reviendra à l'Etat de régler une somme d'environ 3,5 millions d'euros...



4 - " Dirty Corner " d'Anish Kapoor


Dirty Corner, sculpture monumentale de l'artiste contemporain Anish Kapoor est une trompe d'acier à la connotation sexuelle affichée. Alors qu'elle est exposée au Château de Versailles en 2015 dans le cadre de l'exposition temporaire « Kapoor Versailles », qui présente six œuvres de l'artiste, l'oeuvre est vandalisée à quatre reprises ! L'installation a été baptisée dans la presse de "vagin de la reine", une formule que le plasticien affirme n'avoir jamais employée, même s'il reconnaît sa connotation "très sexuelle".




3 - La " Fontaine " de Marcel Duchamp


Ceci n'est pas un urinoir... La « fontaine » de Marcel Duchamp est une des œuvres les plus polémiques de l'histoire de l'art. En effet, ce précurseur, est un partisan du mouvement artistique du Ready Made, c'est-à-dire de l' « objet tout fait ». Exposé dans un autre contexte que son usage quotidien, l'objet, en l'occurrence ici l’urinoir, prend un autre sens pour être élevé au rang d'oeuvre d'art. Révolutionnaire, cette démarche artistique est aujourd'hui reconnue comme une oeuvre phare dans l'art contemporain et exposée au Centre Pompidou



2 - L' " Olympia " d'Edouard Manet


Peinte en 1863 par Edouard Manet, l'œuvre Olympia fut exposée pour la première fois au Salon de 1865, créant un scandale retentissant. La toile représente une prostituée semblant sortir tout droit d’un harem à l’orientale et s’apprêtant visiblement à recevoir un client qui s'annonce avec un bouquet. Outre sa nudité, le modèle (Victorine Meurent) affiche une insolence et une provocation indéniables.


Olympia s'inspire de la Vénus d'Urbin du Titien. Ignorant le modèle d'origine, la critique vit dans celui de Manet la représentation d'une courtisane. Il faut dire qu'au milieu du siècle, le nu est admissible s'il est situé dans un espace exotique ou mythologique. Edouard Manet a à l'évidence cherché le scandale en représentant une prostituée de luxe, et est aujourd'hui visible au Musée d'Orsay.


1 - " L'origine du monde " de Gustave Courbet


Le tableau représente le sexe d'une femme allongée nue sur un lit, les cuisses écartées avec le réalisme de Courbet. L'artiste n'a cessé de revisiter le nu féminin, parfois dans une veine franchement libertine. Mais avec « L'Origine du monde » Gustave Courbet s'autorise une audace qui donne à l'oeuvre un pouvoir de fascination. La description quasiment anatomique d'un sexe féminin n'est atténuée par aucun artifice.


Désormais présentée à Orsay, « L'Origine du monde » a aujourd'hui sa place dans l'histoire de la peinture moderne, sans pour autant cesser de poser la question du regard et du voyeurisme.

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